Légalisation du cannabis : c’est parti!

Le projet de loi du gouvernement fédéral sur la légalisation du cannabis vient d’être déposé. Ce changement de politique aura des impacts importants dans toutes les sphères de la société. Êtes-vous prêts ?

Grâce à son expertise en la matière, l’équipe d’Octane Stratégies est prête à accompagner les entreprises et les organisations désirant s’adapter aux changements prévus ou souhaitant faire valoir leur point de vue dans l’espace public.

L’essentiel du projet de loi

  • Quantité maximale permise de 30 grammes par personne, à partir de 18 ans ou plus selon la volonté des provinces
  • Les produits comestibles dérivés du cannabis seront interdits
  • Production médicale et récréative sous la responsabilité d’Ottawa
  • Test de dépistage par la salive pour éviter la conduite avec facultés affaiblies
  • Application prévue pour le 1er juillet 2018

À savoir

  • Le projet de loi doit cheminer en chambre et au Sénat avant sa promulgation
  • Le gouvernement du Québec prévoit déposer son propre projet de loi pour les champs de compétences qui le concerne
  • Des consultations publiques sont à prévoir au Québec 

Nos services

  • Relations gouvernementales
  • Prises de position publiques
  • Rédaction et présentation de mémoires dans le cadre des consultations à venir
  • Accompagnement en définition de politiques RH et en communication internes
  • Concertation et animation de forums de réflexion
  • Veille médiatique et législative
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Les relations gouvernementales et le huis clos du budget : l’art de l’enfermement volontaire

«You can check out any time you like, but you can never leave!» Hotel California, Eagles.

Chaque printemps, des centaines de journalistes et d’influenceurs font un pèlerinage dans les capitales pour assister au dépôt du budget du gouvernement. Ils partent à l’aube et font des kilomètres de route pour aller s’enfermer avec des fonctionnaires dans une salle sans fenêtre, sans téléphone et sans accès Internet pour lire des briques sur les finances de l’État avant tout le monde. Cauchemar ? Détrompez-vous : à Québec comme à Ottawa, c’est LA journée de l’année. L’équipe d’Octane Stratégies vous propose une incursion dans les coulisses d’un événement étrange et palpitant.

Le huis clos, comment ça marche ?

En fait, il faudrait dire les huis clos, puisqu’il y en a plusieurs, tant à Québec qu’à Ottawa. En général, il y en a un très long pour les journalistes et d’autres, plus courts, pour les députés et les intervenants.

À moins d’être invités comme expert par un média, les consultants vont au huis clos réservé aux acteurs économiques et sociaux. À Québec, l’événement dure environ six heures. À Ottawa, c’est deux. Des fonctionnaires sont sur place pour répondre aux questions sur le budget et le ministre vient parfois faire un tour.

Les participants peuvent entrer au moment de leur choix, mais ils doivent accepter d’être coupés du monde (et de leur téléphone cellulaire) et impérativement attendre que le ministre des Finances ait commencé son discours en chambre pour sortir. Normalement, il commence après la fermeture des marchés boursiers, à 16 h.

Il y a malgré tout déjà eu des fuites dont une sur l’imposition des fiducies de revenus qui a probablement coûté plusieurs sièges aux libéraux de Paul Martin, en 2006. Et cette année, à Ottawa, le discours du ministre a été retardé d’une demi-heure à cause d’une plainte de l’opposition à la Chambre des communes. Les pages du Parlement ont en effet distribué des documents budgétaires aux députés libéraux avant le début du discours, en contravention de la loi.

Pourquoi aller au huis clos ?

  • Pour faire passer son message dans les médias: les participants au huis clos ont une longueur d’avance sur les autres. Si leur enjeu est d’intérêt pour les médias, ils ont avantage à participer au huis clos afin d’être prêts à réagir dès que l’embargo est levé, en personne ou par communiqué. Les journalistes recueillent les principales réactions sur place, dans un tourbillon de points de presse improvisés et d’entrevues express. La tempête dure tout au plus deux heures après le dépôt du budget. Après, c’est trop tard pour être dans les nouvelles du lendemain.
  • Pour poser des questions pointues : il n’y aura jamais de meilleure occasion d’obtenir des précisions sur une mesure fiscale ou un nouveau programme. Les fonctionnaires présents sur place connaissent le budget comme le fond de leur poche et se font un plaisir de répondre aux questions mêmes les plus pointues.
  • Pour développer ses réseaux d’influence : c’est drôle comme les gens se parlent, quand ils sont confinés dans la même pièce et privés de Facebook pendant des heures ! lobbyistes, groupes socio-économiques, partenaires et adversaires sont tous réunis au même endroit et c’est le meilleur moment pour écouter, échanger, faire évoluer les points de vue – sur le budget du jour ou sur la suite des choses.
  • Pour faire du lobbying : Les capitales bourdonnent, les jours de budget. Et une fois le huis-clos levé, tout le monde se retrouve. C’est l’occasion de revoir d’anciens collègues et de rencontrer de futurs clients mais aussi d’échanger avec les élus, le personnel politique, les journalistes. Et il n’est même pas nécessaire d’avoir participé au huis clos pour participer aux (multiples) réceptions qui suivent.

Comment se préparer ?

L’idéal est d’arriver avec une liste précise des sujets, des thèmes et des politiques qui nous intéressent. On peut même avoir en poche des lignes, une ébauche de communiqué et/ou un document d’information bien avancés selon nos attentes. Une fois dans le huis clos, il ne reste plus qu’à déchiffrer les sections pertinentes du budget, à faire les derniers ajustements aux documents et à sauvegarder pour être prêt à diffuser dès la levée de l’embargo. Cette partie du travail est grandement facilitée par la remise des documents du budget en format numérique.

Les vraies surprises sont rares. Mais si le budget contient une bombe, il est très avantageux de le savoir avant tout le monde pour ajuster le tir. Comme il n’y a pas d’Internet, il est essentiel d’avoir sous la main les documents de référence.

Le ministre des Finances s’achète habituellement de nouvelles chaussures pour le budget. Les autres ne sont pas obligés de lui emboîter le pas… mais la journée est longue : il vaut mieux se coucher de bonne heure la veille et prévoir des chaussures confortables !

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Octane Stratégies finaliste aux Mérites du français au travail de l’Office de la langue française

Le cabinet d’affaires publiques Octane Stratégies s’est qualifié comme finaliste aux Mérites du français au travail, décernés par l’Office de la langue française. Ce prix remis dans le cadre de la Francofête 2017 récompense les entreprises dont les réalisations reflètent la vitalité et la richesse de la langue française, au travail, dans le commerce et dans les technologies de l’information.

« Nous sommes très fiers de nous qualifier aux côtés d’organisations qui se distinguent par leurs efforts et leur engagement pour développer des contenus de grande qualité et, par le fait même, faire rayonner le français », a déclaré Daniel Charron, associé-directeur d’Octane Stratégies. « Nous sommes convaincus que notre travail de sensibilisation à la qualité de la langue et à son importance pour les Québécois bénéficie à tous nos clients et a des répercussions bien au-delà de notre organisation ».

Octane Stratégies a toujours accordé énormément d’importance à la qualité de la langue française et au respect des spécificités québécoises tant dans ses documents internes que pour la réalisation de ses mandats. Le cabinet offre ainsi à son personnel de la formation continue et publie même chaque année un Guide de référence sur le bon usage du français, mis à jour une à deux fois par an par la réviseure Muriel Dérogis. Ce manuel recense les erreurs les plus fréquentes et suggère des moyens de les éviter de façon autonome.

Au quotidien, l’équipe d’Octane Stratégies sensibilise et accompagne des clients provenant de l’extérieur du Québec, dont la principale langue d’affaires est l’anglais, dans leurs efforts pour parler aux Québécois dans un français de qualité, qui respecte les particularités locales.

Mérite du français

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Les défis RH de la légalisation de la marijuana

Cet article a été publié en décembre 2016 dans la Revue RH, de l’ORHRI, volume 19, numéro 5

Déjà légalisée dans quelques pays, dont l’Uruguay, et dans différents états chez nos voisins du Sud, la marijuana est sur le point de I’être également au Canada. Quel sera l’impact sur le monde du travail?

D’ici 2018, le projet de légalisation de la marijuana par le gouvernement Trudeau risque d’engendrer de nombreux bouleversements dans les milieux de travail. Même s’il a été annoncé que le projet de loi serait déposé au printemps 2017, la date d’entrée en vigueur de la loi, quant à elle, n’est pas encore connue.

Certains médias ont commencé à s’intéresser au phénomène, mais l’axe des analyses et des études se rattache à la distribution éventuelle de la marijuana et aux impacts de la légalisation sur la sécurité publique. Rien, ou presque rien, sur la consommation en milieu de travail et sur les défis colossaux auxquels les gestionnaires seront confrontés.

À l’heure actuelle, en gestion des ressources humaines, il y a davantage de questions que de réponses, mais tout décideur doit anticiper les impacts sur la productivité, sur la santé et la sécurité, voire sur les relations de travail en général.

Ainsi, les employeurs devront se conformer à la loi, mais que couvrira-t-elle ? Une réflexion doit d’ores et déjà s’enclencher au sein des services de ressources humaines; ils devront en effet se doter d’une politique interne qui respectera la loi, mais aussi les employés, la clientèle et les partenaires d’affaires.

La consommation au travail

Prenons l’exemple d’une entreprise qui emploie des manutentionnaires pour gérer un entrepôt. La convention collective prévoit des pauses de quinze minutes en avant-midi et en après-midi de même qu’une heure pour le dîner. Certains de ces travailleurs profitent des pauses pour aller fumer une cigarette dans le stationnement. D’autres, lors des dîners d’anniversaire, vont au restaurant du coin pour manger une pointe de pizza agrémentée d’un verre de bière. Après quoi ils retournent au travail pour terminer leur journée. Personne ne sera offusqué par les actions de ces employés et aucun d’eux ne sera réprimandé, excluant des cas d’abus, bien entendu. Transposons cette situation dans le milieu hospitalier ou encore en éducation. Une infirmière ou un professeur qui présente une odeur d’alcool peut poser problème. Maintenant, remplaçons la cigarette ou le verre de bière par un joint de marijuana… 

Dans un contexte où la consommation de la marijuana sera légale, ces cas seront bien réels. La marijuana étant considérée comme l’équivalent du tabac ou de l’alcool, elle se retrouvera assurément dans les milieux de travail.

Le manutentionnaire, l’infirmière et le professeur pourront-ils fumer un joint de marijuana lors d’une pause ? La marijuana pourrait être régie dans la loi comme le tabac, soit interdire de fumer dans un rayon de 9 mètres des entrées des bâtiments. Si elle était régie comme l’alcool, alors les travailleurs de certaines catégories d’emploi pourraient en fumer sans dépasser une norme semblable à celle de l’état d’ébriété. Pour d’autres, ce sera tolérance zéro pour des raisons évidentes. Qui sera en mesure de permettre ou de restreindre ou même de tester la consommation de la marijuana en milieu de travail, s’il n’y a pas déjà de politique interne clairement établie ?

Et comment mesurer cet « état de facultés affaiblies » lié à la marijuana ? Pour certaines personnes, cet état variera selon la quantité fumée ou même la sorte de marijuana. Les appareils de détection semblables à l’ivressomètre commencent à être développés par des entreprises spécialisées, mais ne sont pas encore très répandus.

De plus, fumer n’est pas la seule manière de consommer la marijuana. En effet, il existe des boissons énergisantes contenant de la marijuana. Des crèmes, des pommades, des pilules et de nombreuses recettes culinaires peuvent en contenir également. Ainsi, les manutentionnaires de notre entrepôt qui sortent dîner pourront commander un brownie ou un biscuit à la marijuana comme dessert. Un employé pourrait même en apporter dans sa boîte à lunch et les partager avec ses collègues à la cafétéria. Ilsera alors presque impossible de déceler toute consommation au travail. Est-ce que la cafétéria de l’entreprise pourra en vendre puisque la substance sera légale ? Et si elle est interdite, pourquoi alors permettre la vente de gâteaux très sucrés ou de fast-food très gras qui sont aussi nocifs pour la santé, diront certains ?

 

La santé et la sécurité au travail

La légalisation de la marijuana pose aussi des défis en matière de santé et de sécurité au travail. Au-delà des excès de consommation, deux principales problématiques se poseront que seule une opinion juridique pourra régler. Les interprétations seront nombreuses et contradictoires et il faudra plusieurs années pour bâtir une jurisprudence assez étoffée pour couvrir tous les aspects.

Le premier cas concerne les tests médicaux préemploi. Nombreuses sont les entreprises qui utilisent ce genre de tests avant de procéder à une embauche. Ils servent notamment à déceler des empêchements d’ordre médical à l’exécution des tâches ou encore à dépister la consommation de drogues pour certains types d’emploi. Sachant que la marijuana (le THC) peut rester jusqu’à 30 jours dans l’organisme, ces tests seront-ils toujours utiles pour les entreprises ? Il est probable que la Charte des droits et libertés de la personne interdise toute discrimination basée sur la consommation de marijuana reliée à l’obtention d’un emploi.

Le deuxième cas a rapport à l’indemnisation de travailleurs en cas d’accident du travail. Si, à la suite d’une blessure, il est prouvé que le travailleur avait consommé de la marijuana, en joint ou en produits dérivés, pendant ses heures de travail, qu’en sera-t-il de la responsabilité de l’accident ?

L’employeur sera-t-il tenu de reconnaître l’accident sans tenir compte de la consommation de marijuana, sachant qu’il est difficile d’en contrôler et d’en mesurer la dose ingérée ? À noter que, lors des consultations publiques tenues en août 2016, les compagnies d’assurances privées ont mentionné qu’elles ne paieraient pas pour ce type d’accidents.

Dans un document déposé à la cour albertaine en 2014, la compagnie Suncor Energy mentionnait qu’au cours des neuf dernières années, 2 300 incidents ou accidents de travail étaient liés à l’usage de drogues ou d’alcool pendant les heures de travail. On dit que trois décès au travail sur sept sont survenus à cause des drogues ou de l’alcool.

Ainsi, les employeurs devront se conformer à la loi, mais que couvrira-t-elle? Qui sera en mesure de permettre ou de restreindre ou même de tester la consommation de la marijuana en milieu de travail, s’il n’y a pas déjà de politique interne clairement établie?  

Que peuvent faire les gestionnaires RH ?

Afin de bien préparer les entreprises à la légalisation de la marijuana et d’en amoindrir les impacts sur la productivité, sur les relations de travail, sur la santé et la sécurité et tout simplement sur le plan social, les gestionnaires en ressources humaines doivent faire preuve de proactivité en entamant des échanges d’idées à l’interne.

La formation et la sensibilisation doivent jouer un rôle prépondérant d’ici à l’adoption de la loi par le gouvernement fédéral. Les gestionnaires peuvent d’ores et déjà élaborer les grands principes d’un programme de sensibilisation des employés aux effets de la marijuana et ils peuvent aussi créer un comité ad hoc pour se doter d’une position d’entreprise à ce sujet. Les responsables syndicaux peuvent également être associés à la démarche. Le but ne sera pas d’annoncer une politique corporative avant l’adoption de la loi, car celle-ci aurait préséance dès son adoption. Il faut simplement amorcer le dialogue afin de bien cerner tous les changements que la légalisation occasionnera dans l’entreprise. Sous forme de questions et de réponses, ce document sera d’une grande utilité pour réagir rapidement à la légalisation.

Il est clair que la consommation de marijuana aura un impact à court terme sur la productivité. Il s’agira alors du début d’un long processus d’adaptation où le changement risque de bouleverser les valeurs de certains ou encore de changer les méthodes de travail. Les gestionnaires pourraient aussi faire face à un clivage générationnel entre les employés. En général, les plus âgés ne sont pas en faveur de la légalisation alors que les plus jeunes n’y voient pas d’inconvénients majeurs. Est-ce que tous auront la même ouverture d’esprit sur la légalisation d’un produit qui a longtemps été considéré comme une drogue illégale associée au crime organisé et dont l’estimation de la valeur de l’industrie se situe déjà autour de 10G$ ? Mieux vaut amorcer dès maintenant une ébauche des grandes orientations corporatives qui sera conciliante et ouverte au changement… pour éviter que tous les efforts s’envolent en fumée !

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Trois promotions chez Octane Stratégies

Octane Stratégies annonce la nomination de Vanessa Lyssan et Caroline Lavoie au poste de directrice de comptes ainsi que celle d’Arielle Mathieu au poste de conseillère.

« Nous avons la chance de compter dans notre équipe des personnes engagées qui développent leurs compétences et leur savoir faire. Nous sommes heureux de souligner leur progression et de les accompagner dans le développement de leur carrière en leur offrant des responsabilités à la mesure de leur talent », souligne Daniel Charron, associé directeur chez Octane Stratégies.

Depuis cinq ans, Vanessa Lyssan apporte à la firme une expertise en communication-marketing reconnue et appréciée par nos clients. Son regard aiguisé sur les nouvelles tendances en matière d’image de marque et son approche intégrée des relations publiques, notamment, lui ont permis de renforcer leur visibilité et leur positionnement. Arrivée dans notre équipe il y a presque deux ans, Caroline Lavoie a, pour sa part, démontré sa passion autant que son savoir-faire dans la gestion d’enjeux d’affaires publiques nécessitant finesse et stratégie. Assumant pleinement les responsabilités dans leurs dossiers respectifs, Caroline et Vanessa ont démontré leur capacités à prendre en charge et à gérer des projets en tant que directrices de comptes.

De son côté, Arielle Mathieu nous apporte son expertise en matière de relations de presse et de relations gouvernementales. Son sens politique et sa connaissance du fonctionnement de l’appareil gouvernemental sont particulièrement appréciés de nos clients. Très engagée et cherchant toujours à aller au-delà des attentes, son expérience et son assurance lui permettent de remplir un rôle soutenu en tant que conseillère, comme elle l’a démontré dans ses récents mandats.

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