Jean-Pierre Charbonneau reçoit le prix René-Chaloult

Lors de sa 23e assemblée générale, tenue le 17 mai 2017, l’Amicale des anciens parlementaires du Québec a remis le Prix René-Chaloult à Jean-Pierre Charbonneau, un parlementaire à la carrière exceptionnelle maintenant conseiller spécial, éthique et affaires gouvernementales chez Octane Stratégies.

Le prix René-Chaloult honore d’anciens parlementaires qui ont particulièrement marqué la vie démocratique du Québec. Il a été décerné à M. Charbonneau en reconnaissance de son engagement au service de ses concitoyens avant, pendant et après sa vie parlementaire.

« Ce prix me touche énormément. Je remercie les gens de ma famille et de mon entourage qui, au fil des ans, m’ont accompagné dans mes aventures. Mon prix est aussi le leur », souligne M. Charbonneau qui a dédié son prix à ses parents Denis Charbonneau et feu Marie-Reine Campeau.

« Par leurs exemples et leurs conseils, ils m’ont inculqué les valeurs et les forces qui m’ont permis de poursuivre mon parcours de service et d’engagement auprès de mes compatriotes », ajoute-t-il.

L’équipe d’Octane Stratégies félicite chaleureusement M. Charbonneau de cette distinction prestigieuse et lui souhaite beaucoup de succès pour la suite de son prolifique parcours, notamment au sein de notre cabinet et auprès de nos clients.

* * *

Criminologue de formation, Jean-Pierre Charbonneau a d’abord été journaliste d’enquête sur le crime organisé dans les quotidiens Le Devoir et La Presse, avant de devenir député en 1976. Au cours de ses 25 ans de carrière politique, il a, entre autres, été adjoint parlementaire du premier ministre René Lévesque, président de l’Assemblée nationale du Québec, ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et ministre de la Réforme des institutions démocratiques. Il est par la suite devenu analyste politique pour la populaire émission Le Club des Ex, à RDI ainsi que commentateur, conférencier et conseiller stratégique pour diverses organisations. Jean-Pierre Charbonneau agit comme conseiller spécial chez Octane Stratégies depuis 2016.

Le prix René-Chaloult a été créé en hommage au député qui a marqué la vie politique des années trente et quarante par son esprit indépendant.

Légende de la photo : De gauche à droite : M. Jacques Chagnon, président de l’Assemblée nationale, M. Jean-Pierre Charbonneau, récipiendaire du Prix René-Chaloult, M. Yvan Bordeleau, président de l’Amicale des anciens parlementaires du Québec.
Collection Assemblée nationale du Québec, Roch Théroux, photographe.

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Projet de loi sur le cannabis: plusieurs chantiers pour le Québec

La version originale de ce texte a été publié par le Huffington Post le 20 avril 2017.

Le gouvernement fédéral déposait le 13 avril dernier le très attendu, et historique, projet de loi pour la légalisation du cannabis. Étant donné le processus législatif et les négociations intergouvernementales qui l’attendent, il n’est guère surprenant que le projet de loi laisse autant d’éléments à définir, tel que les concentrations permises, le pourcentage de la taxe d’accise fédérale, les prix et les informations pouvant et devant être fournis au consommateur.

Les provinces auront beaucoup à décider d’ici à la mise en vente prévue pour le 1er juillet 2018. Nouvellement arrivé dans l’arène, que devrait prioritairement viser le gouvernement du Québec en matière de pot? En plus des volets dont il a l’entière juridiction, comme celui de la distribution, plusieurs questions importantes méritent une réflexion approfondie et un dialogue avec les parties concernées.

Le développement d’une industrie de transformation
Au Colorado, les produits comestibles (brownies, jujubes, tisanes, etc.) représentent 50% du marché et sont prisés tant pour les consommateurs médicaux que récréatifs. Grands exclus du projet de loi pour l’instant, ces produits, si inclus en cours de route, pourraient permettre au Québec de pallier la faiblesse de son industrie de production en devenant un pôle de transformation. Au-delà des brownies, la transformation recèle un potentiel important d’innovation en agroalimentaire, de même qu’en biotechnologie et en pharmaceutique. La standardisation des doses et des effets, ainsi que la rapidité d’absorption du cannabis ingéré constituent le nerf de la guerre pour cette industrie en émergence.

La production locale
Pour développer une expertise de transformation et conserver un maximum des revenus de vente du cannabis récréatif, le Québec devrait travailler avec les producteurs déjà implantés ici, mais probablement aussi favoriser l’émergence de nouveaux joueurs. À lui seul, le Québec représente 22% des consommateurs canadiens : veut-on faire appel aux autres provinces pour produire le cannabis québécois ?

Considérer les diverses possibilités en matière de permis de production récréatifs
S’il est naturel que les permis de production de marijuana médicale relèvent de Santé Canada, la responsabilité de régir la production du cannabis récréatif pourrait légitimement échoir à plusieurs entités. À l’heure actuelle, le ministère de la Justice détient l’autorité en la matière. Or, l’Union des producteurs agricoles soulignait récemment qu’il s’agissait d’une culture. À ce titre, les permis de production pourraient tout aussi bien être régis par les provinces, à l’instar du tabac, une autre culture réglementée. Vaudrait-il la peine pour les provinces d’influencer le processus législatif en ce sens ?

Ces questions doivent être soulevées par le gouvernement et les partenaires concernés dans le cadre du débat public et législatif qui aura lieu au cours de la prochaine année. Il reste beaucoup à fixer dans le projet de loi fédérale et dans la loi-cadre à venir à Québec, mais beaucoup d’opportunités d’influencer les résultats existent également. Et si l’aspect national de la politique de légalisation du cannabis a le potentiel de faire du Canada un leader mondial de l’industrie, la capacité des différentes juridictions de négocier ensemble sera déterminante pour le succès du projet.

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Légalisation du cannabis : c’est parti!

Le projet de loi du gouvernement fédéral sur la légalisation du cannabis vient d’être déposé. Ce changement de politique aura des impacts importants dans toutes les sphères de la société. Êtes-vous prêts ?

Grâce à son expertise en la matière, l’équipe d’Octane Stratégies est prête à accompagner les entreprises et les organisations désirant s’adapter aux changements prévus ou souhaitant faire valoir leur point de vue dans l’espace public.

L’essentiel du projet de loi

  • Quantité maximale permise de 30 grammes par personne, à partir de 18 ans ou plus selon la volonté des provinces
  • Les produits comestibles dérivés du cannabis seront interdits
  • Production médicale et récréative sous la responsabilité d’Ottawa
  • Test de dépistage par la salive pour éviter la conduite avec facultés affaiblies
  • Application prévue pour le 1er juillet 2018

À savoir

  • Le projet de loi doit cheminer en chambre et au Sénat avant sa promulgation
  • Le gouvernement du Québec prévoit déposer son propre projet de loi pour les champs de compétences qui le concerne
  • Des consultations publiques sont à prévoir au Québec 

Nos services

  • Relations gouvernementales
  • Prises de position publiques
  • Rédaction et présentation de mémoires dans le cadre des consultations à venir
  • Accompagnement en définition de politiques RH et en communication internes
  • Concertation et animation de forums de réflexion
  • Veille médiatique et législative
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Les relations gouvernementales et le huis clos du budget : l’art de l’enfermement volontaire

«You can check out any time you like, but you can never leave!» Hotel California, Eagles.

Chaque printemps, des centaines de journalistes et d’influenceurs font un pèlerinage dans les capitales pour assister au dépôt du budget du gouvernement. Ils partent à l’aube et font des kilomètres de route pour aller s’enfermer avec des fonctionnaires dans une salle sans fenêtre, sans téléphone et sans accès Internet pour lire des briques sur les finances de l’État avant tout le monde. Cauchemar ? Détrompez-vous : à Québec comme à Ottawa, c’est LA journée de l’année. L’équipe d’Octane Stratégies vous propose une incursion dans les coulisses d’un événement étrange et palpitant.

Le huis clos, comment ça marche ?

En fait, il faudrait dire les huis clos, puisqu’il y en a plusieurs, tant à Québec qu’à Ottawa. En général, il y en a un très long pour les journalistes et d’autres, plus courts, pour les députés et les intervenants.

À moins d’être invités comme expert par un média, les consultants vont au huis clos réservé aux acteurs économiques et sociaux. À Québec, l’événement dure environ six heures. À Ottawa, c’est deux. Des fonctionnaires sont sur place pour répondre aux questions sur le budget et le ministre vient parfois faire un tour.

Les participants peuvent entrer au moment de leur choix, mais ils doivent accepter d’être coupés du monde (et de leur téléphone cellulaire) et impérativement attendre que le ministre des Finances ait commencé son discours en chambre pour sortir. Normalement, il commence après la fermeture des marchés boursiers, à 16 h.

Il y a malgré tout déjà eu des fuites dont une sur l’imposition des fiducies de revenus qui a probablement coûté plusieurs sièges aux libéraux de Paul Martin, en 2006. Et cette année, à Ottawa, le discours du ministre a été retardé d’une demi-heure à cause d’une plainte de l’opposition à la Chambre des communes. Les pages du Parlement ont en effet distribué des documents budgétaires aux députés libéraux avant le début du discours, en contravention de la loi.

Pourquoi aller au huis clos ?

  • Pour faire passer son message dans les médias: les participants au huis clos ont une longueur d’avance sur les autres. Si leur enjeu est d’intérêt pour les médias, ils ont avantage à participer au huis clos afin d’être prêts à réagir dès que l’embargo est levé, en personne ou par communiqué. Les journalistes recueillent les principales réactions sur place, dans un tourbillon de points de presse improvisés et d’entrevues express. La tempête dure tout au plus deux heures après le dépôt du budget. Après, c’est trop tard pour être dans les nouvelles du lendemain.
  • Pour poser des questions pointues : il n’y aura jamais de meilleure occasion d’obtenir des précisions sur une mesure fiscale ou un nouveau programme. Les fonctionnaires présents sur place connaissent le budget comme le fond de leur poche et se font un plaisir de répondre aux questions mêmes les plus pointues.
  • Pour développer ses réseaux d’influence : c’est drôle comme les gens se parlent, quand ils sont confinés dans la même pièce et privés de Facebook pendant des heures ! lobbyistes, groupes socio-économiques, partenaires et adversaires sont tous réunis au même endroit et c’est le meilleur moment pour écouter, échanger, faire évoluer les points de vue – sur le budget du jour ou sur la suite des choses.
  • Pour faire du lobbying : Les capitales bourdonnent, les jours de budget. Et une fois le huis-clos levé, tout le monde se retrouve. C’est l’occasion de revoir d’anciens collègues et de rencontrer de futurs clients mais aussi d’échanger avec les élus, le personnel politique, les journalistes. Et il n’est même pas nécessaire d’avoir participé au huis clos pour participer aux (multiples) réceptions qui suivent.

Comment se préparer ?

L’idéal est d’arriver avec une liste précise des sujets, des thèmes et des politiques qui nous intéressent. On peut même avoir en poche des lignes, une ébauche de communiqué et/ou un document d’information bien avancés selon nos attentes. Une fois dans le huis clos, il ne reste plus qu’à déchiffrer les sections pertinentes du budget, à faire les derniers ajustements aux documents et à sauvegarder pour être prêt à diffuser dès la levée de l’embargo. Cette partie du travail est grandement facilitée par la remise des documents du budget en format numérique.

Les vraies surprises sont rares. Mais si le budget contient une bombe, il est très avantageux de le savoir avant tout le monde pour ajuster le tir. Comme il n’y a pas d’Internet, il est essentiel d’avoir sous la main les documents de référence.

Le ministre des Finances s’achète habituellement de nouvelles chaussures pour le budget. Les autres ne sont pas obligés de lui emboîter le pas… mais la journée est longue : il vaut mieux se coucher de bonne heure la veille et prévoir des chaussures confortables !

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Octane Stratégies finaliste aux Mérites du français au travail de l’Office de la langue française

Le cabinet d’affaires publiques Octane Stratégies s’est qualifié comme finaliste aux Mérites du français au travail, décernés par l’Office de la langue française. Ce prix remis dans le cadre de la Francofête 2017 récompense les entreprises dont les réalisations reflètent la vitalité et la richesse de la langue française, au travail, dans le commerce et dans les technologies de l’information.

« Nous sommes très fiers de nous qualifier aux côtés d’organisations qui se distinguent par leurs efforts et leur engagement pour développer des contenus de grande qualité et, par le fait même, faire rayonner le français », a déclaré Daniel Charron, associé-directeur d’Octane Stratégies. « Nous sommes convaincus que notre travail de sensibilisation à la qualité de la langue et à son importance pour les Québécois bénéficie à tous nos clients et a des répercussions bien au-delà de notre organisation ».

Octane Stratégies a toujours accordé énormément d’importance à la qualité de la langue française et au respect des spécificités québécoises tant dans ses documents internes que pour la réalisation de ses mandats. Le cabinet offre ainsi à son personnel de la formation continue et publie même chaque année un Guide de référence sur le bon usage du français, mis à jour une à deux fois par an par la réviseure Muriel Dérogis. Ce manuel recense les erreurs les plus fréquentes et suggère des moyens de les éviter de façon autonome.

Au quotidien, l’équipe d’Octane Stratégies sensibilise et accompagne des clients provenant de l’extérieur du Québec, dont la principale langue d’affaires est l’anglais, dans leurs efforts pour parler aux Québécois dans un français de qualité, qui respecte les particularités locales.

Mérite du français

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