La mari, c’est parti !

RELATIONS GOUVERNEMENTALES – QUÉBEC

Le coup d’envoi au processus de consultations sur la légalisation du cannabis a été donné par la ministre déléguée à la Santé publique Lucie Charlebois au début de juin. Un forum d’experts est programmé les 19 et 20 juin avant des consultations publiques régionales prévues en août et en septembre. Le débat promet d’être riche et les points de vue diversifiés. 

L’été, c’est fait pour… se préparer !

Vous êtes touché par l’un ou l’autre projet de loi ? C’est le moment de préparer vos prises de position et d’élaborer votre stratégie. Souhaitez-vous participer aux consultations, entreprendre des approches en relations gouvernementales, rallier des parties prenantes autour de votre point de vue, sensibiliser les médias ou même vos employés ? Pensez-y dès maintenant.  

À surveiller : les conclusions du forum d’experts

La première étape pour le gouvernement du Québec sera de dresser un état des lieux des connaissances sur le cannabis et des points de vue des parties prenantes sur les choix à faire lors de la construction du nouveau système réglementaire.

Au menu du forum d’experts : sécurité routière, santé, prévention, taxation et fiscalité, monde du travail, lutte contre la contrebande, modèles de production et de distribution, et harmonisation entre les systèmes de cannabis médical et récréatif. Un programme chargé !

À l’issue de ces deux jours de consultation du Tout-Cannabis, le gouvernement aura de quoi orienter son projet de loi-cadre et préparer sa tournée régionale de consultations publiques. On peut s’attendre à ce que les conclusions de ce forum d’experts deviennent les grandes lignes du projet de loi-cadre devant être déposé à l’Assemblée nationale cet automne.

Prochain rendez-vous : les consultations régionales

 Ouvertes au public, les consultations régionales se tiendront dans plusieurs régions du Québec en août et en septembre. Ce sera l’occasion pour les citoyens, les organismes et les entreprises d’exprimer leurs préoccupations et d’énoncer leurs propositions de politiques. Alors que les feuilles des érables commenceront à rougir à travers le Québec, il y a fort à parier que celle, emblématique, du cannabis figurera au centre des conversations et de la couverture médiatique.

Pièce de résistance : le projet de loi du gouvernement du Québec

Le but ultime des consultations est de prendre le pouls des experts et de la population en vue du projet de loi à déposer à l’Assemblée nationale plus tard à l’automne. Complémentaire au projet de loi fédéral, cette loi-cadre touchant les compétences du Québec en matière de cannabis donnera certainement lieu à d’autres débats avant son entrée en vigueur à l’été 2018.

Vous avez des questions sur le dossier de la légalisation de la marijuana, sur les parties prenantes dans le dossier et sur les façons de faire valoir votre point de vue ? Communiquez avec Caroline Lavoie

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C’est déjà le temps de penser au prochain budget fédéral !

RELATIONS GOUVERNEMENTALES – FÉDÉRAL

Il est déjà temps de commencer à faire votre liste de souhaits et de suggestions pour le Budget fédéral 2018-2019. Le comité des Finances de la Chambre des communes a en effet donné le coup d’envoi aux consultations prébudétaires il y a une dizaine de jours. Cette année, les députés souhaitent entendre parler des moyens d’accroître la productivité et la compétitivité de l’économie canadienne.

Contribuez à la réflexion et faites connaître votre point de vue sur ces enjeux cruciaux en soumettant un mémoire. C’est aussi une excellente occasion de faire connaître vos priorités politiques et de faire avancer vos dossiers.  Et l’équipe d’Octane peut vous aider.

Voici ce que le comité veut savoir :

1. Quelles mesures fédérales aideraient les Canadiens à être plus productifs ?

Par exemple, quelles mesures visant l’éducation et la formation, la santé, le logement, la mobilité et la participation au marché du travail permettraient aux Canadiens d’être aussi productifs que possible dans leurs milieux de travail et de vie ?

2. Quelles mesures fédérales aideraient les entreprises canadiennes à être plus productives et compétitives ?

Par exemple, quelles mesures permettraient aux entreprises de faire de la recherche, de faire preuve d’innovation, de mettre en valeur leurs idées, d’acheter des technologies et de l’équipement évolués, d’investir dans la formation et le perfectionnement de leurs employés, de participer aux chaînes de valeurs mondiales et d’accroître leur part du marché international ?

Comment participer ?

Vous pouvez soumettre un mémoire d’une longueur maximale de 2000 mots (moins de 10 pages). Le comité doit avoir reçu votre document avant le vendredi 4 août, à midi. Quelques groupes et individus seront invités à témoigner en personne cet automne.

À quoi ça sert ?

Les mémoires et témoignages serviront de base à un rapport, qui sera acheminé au ministre des Finances pour considération en vue de la rédaction du prochain budget.

Les journalistes suivent le travail des comités et les idées les plus originales sont parfois relayées par les médias. C’est l’occasion de vous faire entendre !

Vous avez des questions sur le processus ou vous avez besoin de soutien afin de produire votre mémoire ou de préparer votre témoignage en comité ? Communiquez avec Jean Michel Laurin à notre bureau d’Ottawa.

 

 

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Élections municipales : prenez part à la conversation, maintenant !

RELATIONS GOUVERNEMENTALES / ÉLECTIONS MUNICIPALES

Bien que la campagne électorale municipale ne débute officiellement qu’à la fin du mois de septembre, les organisations politiques sont déjà au travail pour rédiger des programmes, publier des plateformes, former les candidats et bâtir des réseaux de contacts. C’est en ce moment que les opinions des candidats et des partis se forment sur les enjeux qui deviendront peut-être des thèmes de campagne.

Soyez présents, participez à la conversation et positionnez-vous pendant que les équipes sont sur le terrain et en mode « écoute active » et qu’elles vont à la rencontre de la population, des groupes et des influenceurs de leur milieu.

Une campagne électorale (et encore plus une précampagne) est l’occasion rêvée de se positionner sur les scènes économiques, culturelles, urbaines, environnementales, etc., et d’échanger avec tous les candidats, trop heureux de vous rencontrer et de démontrer leur écoute. Bien plus que lorsque tout le monde se bousculera à leur porte au lendemain de l’élection.

Préparez-vous, faites preuve de méthode et n’hésitez pas à consulter des experts

Par où commencer ? Faut-il cibler tous les candidats ou seulement quelques-uns ? Faut-il parler à tous les partis politiques ? Quelles sont les limites fixées par le législateur dans les échanges avec les candidats ? Faut-il s’inscrire au registre des lobbyistes pour rencontrer des candidats ou seulement les élus ? Comment mobiliser nos alliés à faire valoir aussi leur point de vue ? Comment convaincre les partis de prendre un engagement officiel sur un projet ?

Si votre objectif est de lancer un débat, de remettre de l’avant un projet oublié ou encore de proposer de nouvelles façons de faire, il est déjà minuit moins une. Les initiatives qui se retrouveront au premier plan des campagnes électorales sont actuellement en planification ou en discussion au sein des différents groupes et parties prenantes. Ces initiatives peuvent naître d’un seul individu, d’un promoteur ou d’un organisme et elles risquent de faire boule de neige à tout moment. 

En d’autres mots, un citoyen pourrait demander l’ouverture d’un parc à chiens loin des résidences afin de conserver la quiétude d’un quartier. Un promoteur de salle de spectacles pourrait demander l’appui des candidats pour faire modifier le zonage d’un secteur afin de lui permettre de bâtir plus en hauteur dans un quartier à vocation mixte. Un groupe pourrait aussi se mobiliser afin de préserver un espace vert visé par un développement immobilier. Bref, toutes les parties prenantes engagées sur un territoire chercheront à connaître les intentions des candidats et à obtenir leur attention – et si possible des engagements officiels de leur part. Les médias s’ajoutent à ce tourbillon avec une attention accrue à la scène municipale, alimentés par toutes les parties prenantes, ce qui peut modifier encore la formation des opinions et accentuer la pression sur certains projets. 

Déterminez les enjeux qui vous concernent, définissez votre valeur ajoutée dans le débat, allez chercher de l’expertise pour appuyer votre point de vue, invitez vos alliés à participer. Bref, faites des relations gouvernementales. Et si vous ne savez pas comment vous y prendre, faites appel à des professionnels (ça, c’est nous ;-).

Bref, une campagne électorale, c’est un bal de séduction qui ne doit pas être pris avec cynisme. Au contraire, il s’agit d’un moment unique où tous sont appelés à contribuer au développement des plateformes électorales, des engagements des candidats et même de l’opinion publique. Beaucoup de projets ont trouvé une seconde vie en campagne électorale. Tout est question d’opportunisme et de timing. Winston Churchill disait : « Que la stratégie soit belle est un fait, mais n’oubliez pas de regarder le résultat ». Comme quoi une campagne électorale se prépare, avant, pendant et après le Jour J !

Et vous, quel sera votre enjeu pendant la campagne ?

Vous avez des questions sur les façons de participer à la conversation en vue des élections municipales ? Communiquez avec Hugo Morissette.

 

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Jean-Pierre Charbonneau reçoit le prix René-Chaloult

Lors de sa 23e assemblée générale, tenue le 17 mai 2017, l’Amicale des anciens parlementaires du Québec a remis le Prix René-Chaloult à Jean-Pierre Charbonneau, un parlementaire à la carrière exceptionnelle maintenant conseiller spécial, éthique et affaires gouvernementales chez Octane Stratégies.

Le prix René-Chaloult honore d’anciens parlementaires qui ont particulièrement marqué la vie démocratique du Québec. Il a été décerné à M. Charbonneau en reconnaissance de son engagement au service de ses concitoyens avant, pendant et après sa vie parlementaire.

« Ce prix me touche énormément. Je remercie les gens de ma famille et de mon entourage qui, au fil des ans, m’ont accompagné dans mes aventures. Mon prix est aussi le leur », souligne M. Charbonneau qui a dédié son prix à ses parents Denis Charbonneau et feu Marie-Reine Campeau.

« Par leurs exemples et leurs conseils, ils m’ont inculqué les valeurs et les forces qui m’ont permis de poursuivre mon parcours de service et d’engagement auprès de mes compatriotes », ajoute-t-il.

L’équipe d’Octane Stratégies félicite chaleureusement M. Charbonneau de cette distinction prestigieuse et lui souhaite beaucoup de succès pour la suite de son prolifique parcours, notamment au sein de notre cabinet et auprès de nos clients.

* * *

Criminologue de formation, Jean-Pierre Charbonneau a d’abord été journaliste d’enquête sur le crime organisé dans les quotidiens Le Devoir et La Presse, avant de devenir député en 1976. Au cours de ses 25 ans de carrière politique, il a, entre autres, été adjoint parlementaire du premier ministre René Lévesque, président de l’Assemblée nationale du Québec, ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et ministre de la Réforme des institutions démocratiques. Il est par la suite devenu analyste politique pour la populaire émission Le Club des Ex, à RDI ainsi que commentateur, conférencier et conseiller stratégique pour diverses organisations. Jean-Pierre Charbonneau agit comme conseiller spécial chez Octane Stratégies depuis 2016.

Le prix René-Chaloult a été créé en hommage au député qui a marqué la vie politique des années trente et quarante par son esprit indépendant.

Légende de la photo : De gauche à droite : M. Jacques Chagnon, président de l’Assemblée nationale, M. Jean-Pierre Charbonneau, récipiendaire du Prix René-Chaloult, M. Yvan Bordeleau, président de l’Amicale des anciens parlementaires du Québec.
Collection Assemblée nationale du Québec, Roch Théroux, photographe.

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Projet de loi sur le cannabis: plusieurs chantiers pour le Québec

La version originale de ce texte a été publié par le Huffington Post le 20 avril 2017.

Le gouvernement fédéral déposait le 13 avril dernier le très attendu, et historique, projet de loi pour la légalisation du cannabis. Étant donné le processus législatif et les négociations intergouvernementales qui l’attendent, il n’est guère surprenant que le projet de loi laisse autant d’éléments à définir, tel que les concentrations permises, le pourcentage de la taxe d’accise fédérale, les prix et les informations pouvant et devant être fournis au consommateur.

Les provinces auront beaucoup à décider d’ici à la mise en vente prévue pour le 1er juillet 2018. Nouvellement arrivé dans l’arène, que devrait prioritairement viser le gouvernement du Québec en matière de pot? En plus des volets dont il a l’entière juridiction, comme celui de la distribution, plusieurs questions importantes méritent une réflexion approfondie et un dialogue avec les parties concernées.

Le développement d’une industrie de transformation
Au Colorado, les produits comestibles (brownies, jujubes, tisanes, etc.) représentent 50% du marché et sont prisés tant pour les consommateurs médicaux que récréatifs. Grands exclus du projet de loi pour l’instant, ces produits, si inclus en cours de route, pourraient permettre au Québec de pallier la faiblesse de son industrie de production en devenant un pôle de transformation. Au-delà des brownies, la transformation recèle un potentiel important d’innovation en agroalimentaire, de même qu’en biotechnologie et en pharmaceutique. La standardisation des doses et des effets, ainsi que la rapidité d’absorption du cannabis ingéré constituent le nerf de la guerre pour cette industrie en émergence.

La production locale
Pour développer une expertise de transformation et conserver un maximum des revenus de vente du cannabis récréatif, le Québec devrait travailler avec les producteurs déjà implantés ici, mais probablement aussi favoriser l’émergence de nouveaux joueurs. À lui seul, le Québec représente 22% des consommateurs canadiens : veut-on faire appel aux autres provinces pour produire le cannabis québécois ?

Considérer les diverses possibilités en matière de permis de production récréatifs
S’il est naturel que les permis de production de marijuana médicale relèvent de Santé Canada, la responsabilité de régir la production du cannabis récréatif pourrait légitimement échoir à plusieurs entités. À l’heure actuelle, le ministère de la Justice détient l’autorité en la matière. Or, l’Union des producteurs agricoles soulignait récemment qu’il s’agissait d’une culture. À ce titre, les permis de production pourraient tout aussi bien être régis par les provinces, à l’instar du tabac, une autre culture réglementée. Vaudrait-il la peine pour les provinces d’influencer le processus législatif en ce sens ?

Ces questions doivent être soulevées par le gouvernement et les partenaires concernés dans le cadre du débat public et législatif qui aura lieu au cours de la prochaine année. Il reste beaucoup à fixer dans le projet de loi fédérale et dans la loi-cadre à venir à Québec, mais beaucoup d’opportunités d’influencer les résultats existent également. Et si l’aspect national de la politique de légalisation du cannabis a le potentiel de faire du Canada un leader mondial de l’industrie, la capacité des différentes juridictions de négocier ensemble sera déterminante pour le succès du projet.

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