17
novembre

« Occupons Montréal », un exemple d’acceptabilité sociale ?
Rédigé par Louis Aucoin

 

Ce n’est un secret pour personne : le mouvement Occupons Montréal dérange. La présence de ces indignés est considérée comme une « nuisance » particulièrement par les résidents, les hôtels et les restaurants des alentours.

 

Occupons Montréal dérange aussi ceux qui vivent plus loin et qui se demandent comment la Ville de Montréal peut bien tolérer une telle occupation de la place publique.

 

La situation d’Occupons Montréal ressemble, à bien des égards, à la situation de tout promoteur d’un projet qui « dérange ». Ils ont, dans les faits, un problème d’acceptabilité sociale et les participants d’Occupons Montréal ont pris les moyens hier, lors de leur assemblée générale, pour rendre leur projet plus acceptable.

 

Voici donc quelques leçons d’acceptabilité à retenir de nos indignés :

 

Faire un effort de conformité

Les structures de bois de la place Victoria ne sont pas conformes aux normes sous plusieurs aspects, particulièrement en matière de sécurité. Après avoir défié les autorités, Occupons Montréal a fait le bon choix hier en décidant de retirer ces structures. En posant ce geste de conformité, Occupons Montréal affirme que son mouvement, tout contestataire soit-il, n’est pas un mouvement de mépris à l’égard des concitoyens.

 

Accepter de modifier le projet original

À l’origine, Occupons Montréal regroupait tout le monde, peu importe leurs habitudes. On ne peut évidemment pas exclure des gens quand on lutte contre l’exclusion ! Or, ce projet a changé hier : l’alcool et la drogue ne sont plus acceptés sur le campement (du moins officiellement). Souvent, des changements marginaux par rapport à l’idée originale contribuent grandement à l’acceptabilité du projet.

 

Marquer sa détermination à réaliser le projet

Comme beaucoup d’autres projets, Occupons Montréal ne peut prétendre être « désiré »; il peut, au mieux, prétendre être « accepté ». C’est pourquoi il importe de marquer sa détermination à réaliser un projet : l’enjeu ne portera pas sur la pertinence même du projet, mais sur les conditions de sa réalisation.

 

Maintenir la discussion avec les parties prenantes

Voilà l’une des conditions de succès les plus souvent négligées dans la réalisation de beaucoup de projets. Les groupes vus comme des adversaires (pour Occupons Montréal : la Ville de Montréal) sont tenus à distance, de peur d’être dénoncés. Or, il est essentiel de trouver les moyens d’une discussion franche et ouverte : à défaut d’être d’accord, on peut au moins se comprendre.

 

Louis Aucoin, MPA

 

11
octobre

Daniel Charron invité par le Département d’État des États-Unis
Rédigé par mdesjardins

Octane Stratégies salue la sélection et la participation de l’un de ses associés, Daniel Charron, au International Visitor Leadership Program du Département d’État des États-Unis. Regroupant d’influents participants choisis à travers le monde, ce programme d’échanges vise à tisser des liens entre des acteurs de la vie sociale, économique et politique des États-Unis et leurs invités internationaux.

 

Cette participation est d’autant plus prestigieuse que les visiteurs sélectionnés sont considérés comme d’influents acteurs du secteur de la politique, des médias, de l’éducation, des arts et des affaires.

 

L’équipe d’Octane est très fière de compter parmi elle un leader d’exception.

 

Par ailleurs, les participants à ces échanges sont par la suite invités à joindre les rangs des anciennes et anciennes du Département d’État. Il s’agit d’un réseau international de professionnels et de participants influents qui peuvent échanger, discuter et développer de nouveaux partenariats. Pour de plus amples renseignements : https://alumni.state.gov/landing-page

 

Pour en savoir plus sur le International Visitor Leadership Program, visitez-le http://exchanges.state.gov/ivlp/ivlp.html

 

 

 

 

14
juillet

Entreprises : êtes-vous prêtes à être transparentes sur vos impôts ?
Rédigé par Daniel Charron

Une entreprise qui renonce à un privilège qui lui permet de ne pas payer d’impôt ? Vous n’y croyez peut-être pas, mais ça vient quand même d’arriver. Total vient de renoncer à l’avantage lui permettant d’échapper à l’impôt sur les sociétés (Le Monde, 12 juillet 2011).

 

En France, une polémique autour de ce que les uns appellent un  échappatoire » fait rage depuis le début de l’année alors qu’on a révélé que, malgré ses profits records, Total ne payait pas d’impôts en France. Le directeur financier du groupe n’a pas caché la véritable motivation de sa décision : « Plutôt que de continuer à entendre à longueur de journée que l’entreprise bénéficie d’un régime de faveur, nous avons choisi d’y renoncer de nous-mêmes ».

 

Évidemment, ils ne seront pas nombreux à s’apitoyer sur le sort de cette grande pétrolière. Il est tout de même intéressant de constater que l’entreprise a plié devant la pression plus vite que le gouvernement français, qui aurait pu également agir.

 

Les citoyens-contribuables-consommateurs ont préféré cibler l’entreprise qui profite de l’avantage plutôt que le gouvernement qui le lui consentait.

 

Loin de moi l’idée d’ouvrir ici le débat complexe de la fiscalité des entreprises. Et encore moins celui de la pertinence ou de l’efficacité de toutes les mesures de soutien (subventions, prêts, crédits d’impôt, crédits de taxes, etc.). J’y reviendrai probablement un jour avec un éclairage affiné; la rhétorique et l’émotivité l’emportent trop souvent sur la rationalité et la réalité lorsqu’il en est question.

 

Ce que je retiens pour le moment de cette histoire mettant en vedette Total, c’est qu’elle symbolise une tendance dans l’opposition citoyenne à l’égard du traitement fiscal des entreprises et de leurs responsabilités : la bataille se « personnalise ». Alors qu’on s’attaquait auparavant « aux entreprises » ou à leurs associations représentatives (patronat, chambres de commerce, etc.), on fait maintenant leur procès sur une base individuelle. Entreprise par entreprise.

 

Vers une responsabilité fiscale des entreprises ?

 

La stratégie a si bien fonctionné dans le cas de l’environnement, ce serait idiot de ne pas la répliquer dans le cas de la fiscalité!

 

Sous la pression de « watchdogs » bien organisés et influents auprès de communautés tant virtuelles que réelles ainsi qu’après des médias, les grandes entreprises ont été « forcées » d’adopter des « codes de conduite » et à mettre en valeurs leurs efforts et contributions dans ce domaine.

 

Cela s’est étendu au « social ». Les entreprises sont appelés désormais à communiquer leurs implications dans la communauté : dons,  adoptions de causes, encouragement à l’implication de leurs employés, etc.

 

La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est aujourd’hui de moins en moins conceptuelle. Elle se met en pratique : rapports annuels, actions et communications en continu, etc.

 

Les « watchdogs » s’organisent désormais pour s’assurer que les entreprises payent leurs « dû » à l’État. Dans le contexte actuel des finances publiques, les pressions iront certainement en s’intensifiant.

 

Mais, c’est une chose pour une entreprise de révéler (et de mettre en valeur) le montant de ses commandites pour encourager le sport, la culture ou des œuvres caritatives. Encore plus à justifier puisqu’elle n’y est pas contrainte.

 

C’en est une autre de parler de ce qu’on paye en impôts ou en taxes ou de justifier une exemption d’en payer.

 

Si le fardeau de la preuve revenait au gouvernement dans le passé et encore souvent aujourd’hui, il reposera de plus en plus sur les épaules des entreprises bénéficiaires dans l’avenir. Qui seront visés individuellement, et non plus collectivement.

 

Les fiscalistes et les communicateurs auront vraisemblablement à passer plus de temps ensemble ces prochaines années.

 

12
juillet

Premier podium pour l’équipe d’hydroplane Octane Dorais 32
Rédigé par Louis Aucoin

 

L’équipe de course motonautique Octane Dorais 32 a remporté un premier podium en classe Hydro 350 cette fin de semaine aux Régates de Valleyfield. Le pilote beauharlinois Sylvain Dorais, dans sa première compétition au Québec s’est ainsi qualifié en 3è position à la finale qui se tenait ce dimanche 10 juillet.

 

L’exploit est d’autant plus éclatant que l’embarcation avait été sérieusement abîmée lors des qualifications du vendredi, alors que le pilote Dorais avait évité de justesse le Miss Beauharnois (H-2). Dans cette manœuvre, Sylvain Dorais a sauvé la vie de son concurrent Richard Hainault, au prix de dégâts importants sur son propre bolide.

 

L'équipe du Octane Dorais 32

Si le H-32 a pu reprendre la course cette fin de semaine, c’est définitivement grâce aux talents de Jean-Guy Leboeuf, son ami Christian ainsi que Michel Ouellette qui ont travaillé toute la nuit pour réparer les dommages.  Par la suite, Serge Leroux, Stéphan Robert et le reste de l’équipe s’est affairé à réinstaller les équipements et le moteur dans le bateau.

Parti dans le huitième couloir de départ en finale, Sylvain Dorais a de loin piloté sa meilleure course en carrière pour remonter successivement Stéphane Racine (H-44), Jean-Pierre Morin (H-149) et Yanick Léger (H-79). Le pilote de 41 ans s’est ainsi hissé sur le podium à sa première finale en carrière et ce après seulement quatre courses sans restrictions au volant du Octane Stratégies.

 

Bravo Sylvain nous sommes tous très fiers de toi !!!

 

 

4
juillet

Europe ou Asie? Mes prédictions du vote olympique pour les J.O. 2018
Rédigé par Sébastien Théberge

 

 

 

par Sébastien Théberge
C’est mercredi matin à Durban en Afrique du Sud vers 11 h 05 HAE qu’aura lieu l’annonce du résultat du vote de premier tour pour l’attribution des Jeux olympiques d’hiver de 2018.

 

Les trois villes candidates, Annecy (France), Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée), ont persévéré jusqu’à la fin, malgré des controverses de tout genre. Puisque seulement trois villes sont candidates – le plus petit nombre depuis 1988 – et en tenant compte du traditionnel cycle continental Amériques/Europe/Asie, Pyeongchang est favorite d’emblée.

 

Le sortilège du deuxième tour
Pyeongchang 2018, qui en est à sa troisième candidature, devrait l’emporter au premier tour. Rappelons qu’en 2003, Pyeongchang était en tête après le premier tour, mais Vancouver l’avait coiffée au second tour, bénéficiant ainsi du plus grand nombre de « deuxième choix ». Sotchi avait fait de même en 2007, devançant Pyeongchang en recueillant les votes de Salzburg au deuxième tour.

 
Les chances de Munich
La course sera serrée, mais si Pyeongchang ne peut l’emporter au premier tour, j’estime que Munich pourra bénéficier du deuxième choix de plusieurs membres du CIO qui voudraient des Jeux en Europe. En cas de victoire, Munich rejoindrait le groupe très sélect des villes ayant présenté des Jeux d’été (1972) et d’hiver (2018).

 

Ce qui compte dans le vote

Il fut un temps où les pays ayant de longues traditions sportives avaient une longueur d’avance sur les autres. Depuis quelques années, de nouvelles variables ont prépondérance dans le choix des membres du CIO autant que de ceux de la FIFA: le développement durable, la gestion du transport, l’appui de la population locale mais surtout, la capacité de développement des nouveaux marchés et de nouveaux commanditaires.

 

Annecy l’underdog

La presse française n’a pas été tendre pour Annecy 2018 et les résultats d’un référendum tenu très récemment auront peut-être nui à ses chances réelles d’être la sélection européenne devant Munich, qui a présenté une candidature presque parfaite.
Les répercussions du vote sur les villes aspirantes

Advenant une victoire coréenne, il semble acquis que le comité olympique américain (USOC) encouragera les candidatures pour 2022 et Denver serait en tête. Le comité olympique suisse a également annoncé ses intentions d’être dans la course pour 2022 (avec Saint-Moritz) si la Corée obtient les Jeux de 2018.

 

Le scénario d’une victoire européenne serait très intéressant : Pyeongchang voudra probablement prendre un recul stratégique mais, surtout des villes chinoises sauteront dans la mêlée pour 2022. La Chine est déjà une force dans le monde olympique. Les Américains et les Canadiens auront également l’intention de poser des candidatures.
Québec 2026 ou 2030

Pour 2022, trop de facteurs jouent contre la ville de Québec. Il ne serait pas étonnant que le maire Régis Labeaume et Marcel Aubut annoncent dès cette semaine que la ville ne sera pas candidate pour 2022.
Si elle veut poser une candidature olympique, la ville de Québec devra plutôt se concentrer sur la construction de la réputation de Québec en étapes comme destination sportive de haute performance.

 

La tenue du congrès SportAccord 2012 sera une formidable occasion en ce sens.

 

Ainsi, Québec devra démontrer au reste du monde qu’elle est prête, sérieuse, déterminée, bien organisée et, surtout très bien entourée.

 

 

Pour consulter le Flickr de la séance de Durban par le CIO:  http://bit.ly/l0Cbmh



 

 

Sébastien Théberge

A propos de l’auteur

Sur Twitter:  @SebTheberge