Leçons à retenir de la course à l’obtention des Coupes du Monde de la FIFA 2018 & 2022




1. Les pays émergents / en développement ont la cote
Après l’Afrique du Sud en 2010, la Russie et le Brésil tiendront chacune la Coupe du Monde et des Jeux olympiques entre 2014 et 2018. Un incroyable défi. Le Qatar, minuscule mais ô combien riche pays du Golfe persique tiendra la coupe du Monde en 2022. Les partenaires commerciaux verront d’un bon œil cette conquête de nouveaux marchés mais ces pays devront tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et la sécurité des investissements.
2. Chef d’Etat sur place ou pas, la longue tradition sportive d’un pays ne lui donne plus une longueur d’avance
Après la cuisante défaite de Chicago 2016 (et Obama), voilà que la candidature de l’Angleterre pour la Coupe du Monde de 2018 subit une solide défaite à la FIFA. David Beckham, le Prince William et le PM Cameron y étaient. Rien à faire : l’Angleterre ne s’est méritée que deux votes après seulement le premier tour. Voilà de quoi refroidir les ardeurs des pays qui croient dans « leur longue tradition sportive. »
3. Priorité : développer des nouveaux marchés
Ce seront les premières Coupes du Monde tenues en Europe de l’est et dans la très peuplée région des pays arabes. De toute évidence, la FIFA voit des débouchés énormes pour des nouveaux partenariats commerciaux et les commanditaires intéressés aux marchés russes et des pays arabes seront nombreux. Enfin, ces deux régions sont en forte croissance dans l’industrie des médias. Les sources principales de revenus pour la FIFA et le CIO sont les commanditaires et médias, ne l’oublions pas. J’ai moi-même visité le Qatar et la Russie. Je peux affirmer sans me tromper que dans ces régions, l’impact de ces événements sera ressenti pour des générations.
4. La corruption demeure un risque réputationnel élevé
Les gros sous et les votes attirent la corruption. Après avoir suspendu deux de ses membres, la FIFA est sous haute surveillance. Le CIO a même lancé sa propre enquête : il va de soi, il s’agit de l’un des risques réputationnels les plus importants pour ces organisations.
Infos supplémentaires :
Les pays perdants :
2018 : Angleterre, Espagne&Portugal et Belgique&Pays-Bas.
2022 : USA, Japon, Corée du Sud, Australie
Dossier Wiki : http://en.wikipedia.org/wiki/2018_and_2022_FIFA_World_Cup_bids
Sébastien Théberge
Sur Twitter: @SebTheberge
