La sécurité des personnes âgées
Quelques évènements récents sont venus jeter de l’ombre sur l’image (déjà sérieusement ternie) des CHSLD et relancer le débat sur la sécurité des personnes âgées en foyer d’accueil.
Depuis Saint-Charles Borromée (rebaptisé depuis), où une vidéo est venue prouver la maltraitance, ce sujet reste extrêmement délicat. L’opinion publique pointe un doigt accusateur à ces centres (tout particulièrement les centres privés) laissant entendre qu’il y a nécessairement mauvais traitement. Toutefois, dans une lettre ouverte aux médias, une préposée dans un centre est venue expliquer que la solution au problème des chutes n’est pas aussi simple qu’il y paraît.
Tout cela pour illustrer qu’il y a souvent un écart important entre la réalité et la perception.
Personne ne conteste l’importance d’assurer la sécurité des personnes âgées hébergées en CHSLD mais la perception, elle, est tenace. Il est bien clair que chaque centre doit faire le maximum pour que rien ne vienne entacher sa réputation mais, sans un effort de communication concerté, il y a fort peu d’espoir que la perception change.
Chaque nouvel accident (on parle ici de chutes et de bains trop chauds) entraînera les médias dans une nouvelle chasse aux sorcières. Il est donc essentiel que la position des centres dans son ensemble soit communiquée, et ce, suffisamment fortement et longtemps pour espérer un changement d’attitude durable.
Évidemment en pareille circonstance, on pense aussitôt à la publicité télévisée. Sans en nier l’efficacité, il faut souligner que l’apport des relations publiques, tout en étant beaucoup moins onéreuse, est très stratégique. En effet, un plan de relations publiques placé sous le parapluie d’un regroupement de centres peut non seulement contrebalancer l’effet négatif des mauvaises nouvelles mais peut, en y mettant le temps et les efforts, changer les perceptions.
Pour cela, il faut constituer une banque de cas (personnaliser les initiatives heureuses) et élaborer un plan d’intervention médiatique soutenu. Les médias ne demandent pas mieux que d’être informés des programmes de sensibilisation à la sécurité, développés par différents centres à Montréal et en région.
La parution des initiatives prises ici ou là atteindra non seulement l’opinion publique en général mais, également et surtout, les parents de personnes hébergées qui seront les premiers intéressés et les meilleurs promoteurs des mesures les plus originales.
