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19
avril

La tournée des ambassadeurs bat son plein
Rédigé par Martine Painchaud


De gauche à droite : Martine Painchaud, Jean-Guy Breton, Stéphane Quintal, Hélène Laurendeau de retour de Rouyn-Noranda.


Québec, Rouyn-Noranda, Bécancour, Gatineau : la tournée des ambassadeurs en faveur des saines habitudes de vie fait le tour du Québec. Dans chacune des villes visitées, les ambassadeurs, M. Stéphane Quintal, Mme Hélène Laurendeau et M. Jean-Guy Breton ont été reçus avec enthousiasme par les maires et les conseillers municipaux. Tous les élus rencontrés se sont engagés publiquement à adopter la Déclaration d’engagement en faveur des saines habitudes de vie et à intensifier, dans leur municipalité, la création de milieux de vie favorables à la santé.

  • À Québec, le maire Régis Labeaume, a profité de l’occasion pour souligner que la Ville avait aboli les frais de 2$ pour le bain et le patinage libres sur tout le territoire. Une mesure qui a eu pour effet de doubler l’achalandage.
  • Le maire Mario Provencher de Rouyn-Noranda a fait valoir que l’arrivée en force de nouvelles familles dans la région (150 familles en 2009) coïncidait avec l’engagement de sa municipalité de bonifier son offre de services pour les sports et les loisirs et son souci constant d’offrir un milieu de vie de qualité.
  • À Bécancour, le maire Maurice Richard était fier d’annoncer que sa Ville offrirait, dès cet été, des cours de cuisine aux jeunes dans le cadre des camps de jour. Une initiative que Mme Hélène Laurendeau s’est empressée de saluer.
  • Le maire Marc Bureau de Gatineau a souligné pour sa part que son service d’urbanisme travaille présentement à la révision du zonage municipal près des écoles afin de favoriser l’implantation de casse-croûte santé.

Ces initiatives sont la preuve que les municipalités sont conscientes qu’elles ont un rôle à jouer  pour favoriser l’adoption des saines habitudes de vie et qu’elles prennent les devants avec des projets novateurs. La tournée des ambassadeurs, qui a pour but d’encourager ce mouvement dans le milieu municipal, se poursuit avec la visite de Rimouski, de Montréal, de Saguenay et de Sherbrooke. Rappelons que cette initiative inédite est pilotée par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire dans le cadre du Plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids.


Octane Stratégies a été mandaté pour mettre en oeuvre la tournée des ambassadeurs.


15
mars

Lancement de la Tournée des ambassadeurs
Rédigé par Martine Painchaud

Le 26 février dernier, Octane Stratégies organisait la conférence de presse pour le lancement de la tournée d’ambassadeurs dans le cadre de la campagne de promotion Au Québec, on aime la vie.


Le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, M. Laurent Lessard, y a présenté les trois ambassadeurs : Mme Hélène Laurendeau, M. Stéphane Quintal et M. Jean-Guy Breton et annoncé les huit villes qui leoir les ps recevront au cours des prochaines semaines. (Vous pouvez consulter les photos sur Flickr.)


La mission de ces ambassadeurs est de rallier les municipalités du Québec autour de l’importance de créer des environnements qui favorisent l’adoption de saines habitudes de vie et de proposer aux élus d’adopter une Déclaration d’engagement en faveur des saines habitudes.


Nous avons choisi de tenir l’événement au Pavillon du Lac-aux-castors sur le Mont-Royal parce que le lieu illustre à merveille le sujet de la conférence de presse : les leviers dont disposent les villes pour créer des milieux de vie favorable à la santé.


En effet, à la suite d’une décision de la Ville de Montréal, le casse-croûte du pavillon offre exclusivement des aliments « santé ». L’idée c’est qu’il est plus facile de faire les « bons » choix lorsque les « mauvais » ne leur font pas compétition.


Autre initiative gagnante de la ville : la patinoire du Lac-aux-castors est réfrigérée. Cette décision fait en sorte de multiplier les opportunités pour les Montréalais de faire de l’activité physique puisque la patinoire reste ouverte indépendamment des caprices de la météo.


C’est ce genre d’action qui sera mis de l’avant par les ambassadeurs lors de leur tournée. Une tournée qui les mènera pendant le mois d’avril à Québec, Gatineau, Sherbrooke, Bécancour, Rouyn-Noranda, Saguenay, Rimouski et Montréal.

10
mars

Coke et les leçons du tabac
Rédigé par Martine Painchaud

Vous avez peut-être remarqué la dernière campagne de Coca-Cola en Amérique du Nord et en Europe, Live Positively. Une offensive de relations publiques positive et d’envergure qui met en valeur le comportement socialement responsable de Coca-Cola et l’engagement de la compagnie pour la santé et l’environnement.

Depuis plusieurs mois déjà, Coca-Cola mène cette nouvelle campagne à coup de pleines pages dans le New York Times. Des pages entières pour rappeler qu’au-delà de la célèbre boisson gazeuse, Coca-Cola offre aux consommateurs, particulièrement aux familles, toute une gamme de produits —  « low-cal » et « no-cal » —  qui permet de satisfaire tous les goûts et de répondre aux différentes préoccupations individuelles.

Pour bien comprendre l’objectif de cette campagne et les enjeux qui la sous-tendent, faisons un court voyage dans le temps : Chicago, 2004.

« Is fat the next tobacco? »

À Chicago, en 2004, les avocats des cigarettiers rencontraient ceux des grandes compagnies d’alimentation pour une conférence de trois jours sur les menaces de poursuites juridiques qui guettaient l’industrie alimentaire dans un contexte de lutte contre l’obésité aux États-Unis.

Les représentants de l’industrie du tabac ont d’abord fait la démonstration que l’industrie alimentaire risquait d’être la prochaine victime des groupes d’activistes et des State Attorney General (sorte de ministre de la Justice des États américains), encouragés par les jugements rendus contre les cigarettiers et les sommes recueillies en vertu d’une entente historique et lucrative avec l’industrie (Master Settlement Agreement).  Les discussions ont rapidement porté sur les actions à entreprendre pour minimiser l’impact de ces poursuites éventuelles sur l’industrie en général. Le mot d’ordre : « don’t let fat become the next tobacco ».

Arguments juridiques

L’analyse des avocats impliqués dans la défense des cigarettiers a fait consensus : les points faibles de l’industrie alimentaire, ceux qui risquent de prêter le flanc aux avocats de la poursuite, sont le marketing qui cible les enfants et la publicité trompeuse ou carrément fausse. On a estimé que l’industrie alimentaire risquait de se faire attaquer non sur le contenu de ses produits, mais sur les allégations nutritionnelles ou « santé » qui figurent sur le matériel promotionnel et l’emballage de ses produits.

Pour faire face à ce genre de poursuites, intentées par exemple par des groupes de consommateurs, par un State Attorney ou encore des parents d’enfants obèses, ces experts ont recommandé aux compagnies alimentaires d’appuyer leur défense sur trois arguments fondamentaux :

  • C’est une question de responsabilité individuelle;
  • C’est la faute des parents;
  • La cause de l’obésité est inconnue ou, du moins, complexe.

Lobby et relations publiques

Mais au-delà des stratégies juridiques, pour minimiser l’impact de ces attaques, tous les experts ont insisté sur l’importance, pour l’industrie, d’intensifier ses activités de lobby et de mener des campagnes de relations publiques efficaces afin de s’impliquer dans le débat sur l’obésité, d’influencer l’opinion publique et de protéger l’image de marque des compagnies alimentaires surtout celles qui existent depuis longtemps.

On a aussi fait valoir l’importance d’offrir plus de « choix » et d’ « alternatives santé » ainsi que des portions réduites. Le raisonnement étant qu’en offrant une variété de produits et de « choix santé », l’argument de la responsabilité individuelle devient beaucoup plus convaincant, plus percutant. En effet, ces compagnies d’alimentation prétendent que si leurs gammes de produits comprend des choix « santé », il revient ensuite à chaque individu de se comporter de façon responsable et d’assumer ses choix personnels. S’il choisit les options « non santé », c’est sa responsabilité et non celle des compagnies alimentaires.

Les leçons du tabac

Visiblement, Coca-Cola a bien appris les leçons du tabac. Live Positively est une campagne de relations publiques d’envergure qui permet à la compagnie d’apporter son point de vue, positif, sur les enjeux de santé et d’obésité et d’influencer l’opinion publique, de démontrer son engagement social et de protéger son image et, surtout, de faire valoir le concept de la responsabilité individuelle.

Ultimement, c’est une offensive qui permet de préparer l’opinion publique en prévision des batailles juridiques.

25
février

Municipalité 2.0
Rédigé par Martine Painchaud

Les municipalités communiquent avec plusieurs publics : les résidants, les usagers de services, les employés, les gens d’affaires, etc. Pour ce faire, plusieurs utilisent les moyens de communication imprimés traditionnels, avec l’appui de leur site Internet. Mais plusieurs constatent aussi que la performance de ces moyens de communication diminue.


Cela va de soi, puisque la démonstration est faite : les médias traditionnels sont en baisse alors que les médias sociaux sont en croissance. Pourquoi?


Notamment parce qu’on assiste à une hausse fulgurante de la quantité d’information émise par les différentes sources, sans disposer de plus de temps pour consommer cette information. Le résultat : un déficit d’attention généralisé.


Comment les municipalités peuvent-elles mieux se faire entendre par leurs publics? En utilisant les médias sociaux.


Twitter, Facebook, Google, YouTube… autant d’outils qui offrent aux municipalités de nouvelles opportunités pour enrichir leurs communications, développer une culture d’ouverture et de transparence, optimiser la circulation d’informations et améliorer le milieu de vie des citoyens.


Puisque la révolution des médias sociaux est arrivée, devenir une municipalité 2.0. est incontournable. En quelques mots, voici pourquoi, voici comment.


Pour une meilleure communication avec les citoyens


Les attentes de la population changent. Aujourd’hui, les citoyens veulent plus d’information, ils la veulent instantanément (ou plutôt au moment de leur choix) et la technologie permet de répondre à leurs attentes. Les médias sociaux facilitent l’ouverture de canaux de communication inédits entre l’administration municipale et les citoyens.


Voici quelques exemples d’utilisations possibles :

  • Créer une page Facebook pour la municipalité et en faire la promotion
  • Créer un compte Twitter, suivre les discussions qui mentionnent la municipalité
  • Utiliser Twitter pour transmettre des informations sur la sécurité incendie, les disparitions de personnes, les alertes au smog, etc
  • Créer un canal YouTube pour la municipalité
  • Sur le site internet de la municipalité, créer un calendrier municipal interactif avec des blogues, des alertes, des rencontres, des événements, etc

La municipalité devient ainsi une sorte d’agence de presse indépendante capable de diffuser rapidement des informations variées émanant de la municipalité. Par le fait même, les médias sociaux peuvent aussi servir à faire la promotion de nouveaux services ou projets et ainsi générer des économies en matière de publicité.


Pour de meilleurs services


Grâce aux nouvelles technologies, les citoyens peuvent non seulement accéder à une foule de services municipaux en ligne mais ils peuvent interagir et s’impliquer différemment avec leur administration municipale. Par exemples :

  • rapporter un nid de poule (fixmystreet.com);
  • planifier un trajet en transport en commun (google transit);
  • inscrire son enfant pour une activité;
  • se prémunir d’une licence pour leur animal, etc.

Passer au web 2.0 donne aussi la possibilité de créer ou de consolider des communautés au sein de la municipalité. Par exemple, une municipalité peut utiliser Facebook pour mettre en lien :

  • des parents à la maison avec leurs jeunes enfants;
  • des jardiniers qui ont des conseils à demander ou à donner;
  • des bénévoles qui veulent aider et s’impliquer;
  • des citoyens touchés par un projet de développement ou une réglementation, etc.


Pour une meilleure démocratie


Les citoyens veulent savoir comment les élus dépensent leurs taxes et impôts. Ils veulent avoir accès aux règlements, aux politiques publiques, aux priorités, aux enjeux. Ils veulent s’impliquer, influencer les décisions et faire connaître leur opinion. Grâce aux médias sociaux, une municipalité peut, par exemple :

  • organiser des consultations virtuelles sur des projets locaux ou des politiques en développement;
  • communiquer et commenter des décisions en temps réel;
  • contacter et impliquer les électeurs lors des élections;
  • utiliser les flux RSS pour faire connaître les déclarations des élus;
  • diffuser les conseils municipaux sur le web et prendre en compte les commentaires en temps réel;
  • réaliser des sondages pour connaître les priorités ou pour évaluer des services, etc.


Alors que les citoyens veulent faire connaître leur opinion, les élus ont besoin, plus que jamais, de valoriser leur rôle auprès des citoyens. L’utilisation judicieuse des médias sociaux peut leur permettre de communiquer directement avec leurs commettants sans passer par le filtre des médias. Voici quelques possibilités :

  • utiliser Facebook pour faire connaître leur vision, leur compréhension des enjeux;
  • utiliser des baladodiffusions (podcasts) pour diffuser des vidéos de rencontres, des discours ou de séances de remue-méninges;
  • utiliser Twitter pour informer de leurs déplacements, du déroulement de leur journée ou encore pour des séances de questions et réponses avec les citoyens.


Les expériences des villes américaines qui utilisent déjà les médias sociaux sont concluantes et leur nombre d’abonnés augmente chaque semaine.


Vous souhaitez devenir une municipalité 2.0 ? Octane vous aidera à relever le défi !