Archives de l'auteur

7
mars

Le Journal de Montréal et les commissions scolaires : qu’en pensez-vous ?
Rédigé par Louis Aucoin

 

Ce matin encore, le Journal de Montréal et le Journal de Québec font la vie dure aux commissions scolaires. Dépenses « extravagantes », voyages à l’utilité constestable, les moeurs financières de nos commissions scolaires sont fortement questionnées.

 

Qu’en pensez-vous ?

 

Est-ce du journalisme populiste à seule fin de vendre de la copie ?

 

Ou un vrai travail d’enquête sur l’utilisation des fonds publics par l’une des institutions les moins surveillées ?

 

 

Louis Aucoin

 

 

17
novembre

« Occupons Montréal », un exemple d’acceptabilité sociale ?
Rédigé par Louis Aucoin

 

Ce n’est un secret pour personne : le mouvement Occupons Montréal dérange. La présence de ces indignés est considérée comme une « nuisance » particulièrement par les résidents, les hôtels et les restaurants des alentours.

 

Occupons Montréal dérange aussi ceux qui vivent plus loin et qui se demandent comment la Ville de Montréal peut bien tolérer une telle occupation de la place publique.

 

La situation d’Occupons Montréal ressemble, à bien des égards, à la situation de tout promoteur d’un projet qui « dérange ». Ils ont, dans les faits, un problème d’acceptabilité sociale et les participants d’Occupons Montréal ont pris les moyens hier, lors de leur assemblée générale, pour rendre leur projet plus acceptable.

 

Voici donc quelques leçons d’acceptabilité à retenir de nos indignés :

 

Faire un effort de conformité

Les structures de bois de la place Victoria ne sont pas conformes aux normes sous plusieurs aspects, particulièrement en matière de sécurité. Après avoir défié les autorités, Occupons Montréal a fait le bon choix hier en décidant de retirer ces structures. En posant ce geste de conformité, Occupons Montréal affirme que son mouvement, tout contestataire soit-il, n’est pas un mouvement de mépris à l’égard des concitoyens.

 

Accepter de modifier le projet original

À l’origine, Occupons Montréal regroupait tout le monde, peu importe leurs habitudes. On ne peut évidemment pas exclure des gens quand on lutte contre l’exclusion ! Or, ce projet a changé hier : l’alcool et la drogue ne sont plus acceptés sur le campement (du moins officiellement). Souvent, des changements marginaux par rapport à l’idée originale contribuent grandement à l’acceptabilité du projet.

 

Marquer sa détermination à réaliser le projet

Comme beaucoup d’autres projets, Occupons Montréal ne peut prétendre être « désiré »; il peut, au mieux, prétendre être « accepté ». C’est pourquoi il importe de marquer sa détermination à réaliser un projet : l’enjeu ne portera pas sur la pertinence même du projet, mais sur les conditions de sa réalisation.

 

Maintenir la discussion avec les parties prenantes

Voilà l’une des conditions de succès les plus souvent négligées dans la réalisation de beaucoup de projets. Les groupes vus comme des adversaires (pour Occupons Montréal : la Ville de Montréal) sont tenus à distance, de peur d’être dénoncés. Or, il est essentiel de trouver les moyens d’une discussion franche et ouverte : à défaut d’être d’accord, on peut au moins se comprendre.

 

Louis Aucoin, MPA

 

12
juillet

Premier podium pour l’équipe d’hydroplane Octane Dorais 32
Rédigé par Louis Aucoin

 

L’équipe de course motonautique Octane Dorais 32 a remporté un premier podium en classe Hydro 350 cette fin de semaine aux Régates de Valleyfield. Le pilote beauharlinois Sylvain Dorais, dans sa première compétition au Québec s’est ainsi qualifié en 3è position à la finale qui se tenait ce dimanche 10 juillet.

 

L’exploit est d’autant plus éclatant que l’embarcation avait été sérieusement abîmée lors des qualifications du vendredi, alors que le pilote Dorais avait évité de justesse le Miss Beauharnois (H-2). Dans cette manœuvre, Sylvain Dorais a sauvé la vie de son concurrent Richard Hainault, au prix de dégâts importants sur son propre bolide.

 

L'équipe du Octane Dorais 32

Si le H-32 a pu reprendre la course cette fin de semaine, c’est définitivement grâce aux talents de Jean-Guy Leboeuf, son ami Christian ainsi que Michel Ouellette qui ont travaillé toute la nuit pour réparer les dommages.  Par la suite, Serge Leroux, Stéphan Robert et le reste de l’équipe s’est affairé à réinstaller les équipements et le moteur dans le bateau.

Parti dans le huitième couloir de départ en finale, Sylvain Dorais a de loin piloté sa meilleure course en carrière pour remonter successivement Stéphane Racine (H-44), Jean-Pierre Morin (H-149) et Yanick Léger (H-79). Le pilote de 41 ans s’est ainsi hissé sur le podium à sa première finale en carrière et ce après seulement quatre courses sans restrictions au volant du Octane Stratégies.

 

Bravo Sylvain nous sommes tous très fiers de toi !!!

 

 

9
mai

Les vitres teintées
Rédigé par Louis Aucoin


Le monde des relations publiques, comme le monde des médias, est plus alerte que la moyenne face aux « spins », aux évaluations biaisées, aux reportages peu soutenus, etc. Impossible d’y échapper, dans un univers où le capitalisme et la démocratie partagent un même objectif : convaincre.


Pour y voir plus clair, il faut retirer tout ce qui porte de l’ombre : les déclarations qui font écran à la réalité, les articles mal documentés, les images-chocs qui peuvent détourner de l’essentiel. Il faut surtout retirer les lunettes des préjugés et de la pensée pré-mâchée, qu’on associe généralement aux politiciens, aux groupes de pression et aux administrateurs des grandes corporations.


Ces lunettes sont difficiles à retirer : on ne sait parfois même pas qu’on les porte ! D’autres fois, on ne les retire que pour constater que les vitres sont teintées et qu’on ne peut pas voir le monde autrement.


C’est ce qui est arrivé ce matin à un membre éminent de l’Idée fédérale. Dans un texte destiné à encourager les fédéralistes à « passer à l’offensive », cet universitaire consacre 80 % de son texte à autre chose, tentant notamment de démontrer que la dernière élection fédérale était une élection référendaire, consacrant l’option fédéraliste devant l’option souverainiste, une opinion bien éloignée de l’analyse que je proposais la semaine dernière.


Je ne me lasse jamais de ce genre d’écrit, puisque le monde des relations publiques, comme le monde des médias, cherche à connaître ce que le public pense et comment il y parvient. Et, personnellement, cette opinion si loin de la réalité mesurable m’apparaît à la fois loin de ce que les gens pensent et de comment ils y parviennent.


Louis Aucoin


3
mai

Aucune de ces réponses
Rédigé par Louis Aucoin


Au lendemain du scrutin du 2 mai, qui aura vu la fameuse « vague orange » déferler sur le Québec, les interprétations partisanes tiendront le haut du pavé : la fin de l’idéal d’indépendance, l’influence des valeurs québécoises dites « de gauche » face à la montée conservatrice, et quoi d’autre.


Tout le monde sera d’accord pour dire que le choix du NPD au Québec ressemble beaucoup à choisir l’option « Aucune de ces réponses » dans un questionnaire. Reste à savoir pourquoi les Québécoises et les Québécois ont choisi cette option.


Lorsqu’on retire les lunettes constitutionnelles par lesquelles on examine toujours la conjoncture politique, on constate invariablement que l’intérêt du plus grand nombre réside dans la volonté d’une plus grande richesse, d’une meilleure aisance sur le plan économique.


Le sondage QMI-Léger Marketing, intitulé « Le Québec de mes rêves » et publié en novembre 2010, montrait bien ce désir d’enrichissement, particulièrement présent chez les jeunes adultes qui estimaient, à 72 %, qu’ils seraient plus riches d’ici 2020. Ce segment de la population qui souhaite tant s’enrichir est également celui, selon d’autres sondages, qui appuie par la plus forte proportion le NPD. Alors que s’accroît indéniablement l’écart entre les riches et les pauvres, ce désir d’enrichissement pourrait s’exprimer autrement : la crainte de la pauvreté.


Ce même sondage montrait l’immense désarroi des Québécoises et des Québécois devant la corruption, le mensonge, l’incompétence et le gaspillage des fonds publics. Autour de 40 % des répondants affirmaient sans ambages que les politiciens « sont corrompus ». Que cette situation soit réelle ou relève simplement d’une perception, elle entraine néanmoins un vaste sentiment d’impuissance devant les systèmes politiques, qu’il s’agisse d’Ottawa, de Québec ou des municipalités.


C’est pourquoi le choix « Aucune de ces options », représenté par le NPD, trouve son sens dans un rejet profond du système fédéral, moins en tant que fédéral mais plutôt en tant que système, dans ce qui ressemble beaucoup à une rebuffade plus ou moins futile face aux grandes administrations publiques.


Ce désarroi n’est pas propre au Québec et n’aurait peut-être pas suffi à ce que le NPD raye le Bloc Québécois de la carte. Cependant, à l’image d’un groupe de piétons qui attend sagement sur le trottoir, il suffit que l’un d’entre eux choisisse de traverser au feu rouge pour que le groupe entier s’y engage à la suite. Certains Québécois, parmi eux l’historien Éric Bédard, ont d’abord choisi de faire ce premier pas. Imités par des milliers d’autres, c’est le Québec en entier qui, au sein de la fédération canadienne, a fait ce premier pas à son tour. Qui sait quels auraient été les résultats si cette campagne électorale avait duré 10 jours de plus.


Finalement, avec un gouvernement majoritaire de droite et une opposition officielle centralisatrice, le Québec ne se trouve certainement pas en meilleure position politique ce matin. Fédéralistes ou souverainistes, ceux qui croyaient hier que l’idée d’indépendance s’était éteinte n’ont qu’à bien examiner la carte électorale du 3 mai 2011 : un simple code de couleur leur permettra de réviser cette conclusion.



Louis Aucoin